samedi 5 janvier 2008
INSPIRATIONS 2008...
Le passage d'une année à une autre est souvent une ère propice au changement. Voyons ce que Fred Cavazza entrevoit en ce qui concerne les nouvelles technologies :
1/ "Interopérabilité forcée entre les réseaux sociaux
2/ Des jeux disponibles sur iTunes
3/ Hybridation des univers virtuels et des réseaux sociaux pour les jeunes
4/ Hybridation entre jeux vidéos et réseaux sociaux
5/ Bientôt les UGG (User Generated Games)
6/ Le P2P trouve d’autres domaines d’application
7/ Apparition d’indicateurs (metrics) spécifiques aux réseaux sociaux et univers virtuels
8/ Des territoires d’expression sur-mesure pour les plus grandes marques
9/ Accélération de l’innovation dans le e-Commerce
10/ Une seconde chance pour le web sémantique"
C'est également la période des bonnes résolutions, et celles de Troy Tennant, chef de projet pour l'OCLC, Online Computer Library Center, section programmes et recherche, et auteur de XML for Libraries ou encore Managing the Digital Library :
- "I resolve to avoid professional preconceptions. Like many professions, we have traditional ways of doing things. We perceive our world in particular ways. We have foundational beliefs. All of these require re-examination. Many will pass muster and be re-established as good and proper beliefs, techniques, and perceptions of the world. But I will strive to let none of them pass by unexamined.
- I resolve to learn whatever I can from others. We're clearly a profession under siege. Google is digitizing books like they're going out of style. Oh, wait, maybe they are. Whatever the future holds we can't just talk to ourselves. We must seek ideas and potential solutions from new sources. There are things other professions can teach us, as there are (one would hope) things we can teach them.
- I resolve to put the needs of users before my own. Many of the very systems with which we are currently saddled suffer from a tendency to serve the needs and perspective of librarians rather than those of the users we serve. I don't have the space to go into why this is, except to simply say that there is plenty of blame to go around. At least we can fix it.
- I resolve to seek out ways to collaborate with others to solve common problems. As I've said in the past, we're more alike than we are different and it's time we got in touch with our commonalities. We can no longer afford all the tweaks and fiddles we've taken to make our systems just a little different from everyone else's. This is not to say we don't need true innovation, just that basic tasks don't need a pile of different workflows.
- I resolve to lose weight. Hey, how'd that get in here? Well, it's a valid goal so I'll keep it. If I'm healthier, I'll live longer, and I'll have more time to help libraries go digital."
Pour Jean-Michel Salaün, c'est le temps de fixer un objectif précis à son blog : "ce blogue sera principalement consacré au montage d'un cours en ligne sur l'économie des documents, avec pour objectif de le proposer à l'EBSI à l'automne prochain. J'essaierai aussi de donner à l'occasion quelques contrepoints dans l'actualité entre le Québec (et plus généralement l'Amérique du nord) et la France sur ces questions, puisque j'ai la chance d'appartenir à ces deux cultures et communautés."
[image : moulins à prières tibétains]
dimanche 30 décembre 2007
ATTENTION AUX CARTES DE VOEUX ELECTRONIQUES !
...parce que prétendre au métier de professeur-documentaliste, c'est aussi prévenir des dangers sur le net ^_^
Vu dans l'Expresso du Café Pédagogique du 28 décembre : "Cette année encore, Secuser met en garde contre les cartes de vœux électroniques envoyées par courriel. N'ouvrez que celles qui vous sont confirmées par l'expéditeur. En effet, le virus Storm Worm se présente comme un message de Noël et incite à visiter un site "Happy New Year !" proposant une carte de vœux électronique."
...bien sur il ne s'agit pas non plus de développer une phobie de
l'Internet. Où se trouve alors la limite entre un usage conscient et
un usage insouciant ? Entre ce même usage conscient et une sous exploitation des
potentialités de l'Internet due à une trop grande méfiance ? Quel est
le juste milieu ? Comment inculquer cette "raisonnable méfiance" aux jeunes générations ? C'est l'une des missions du professeur documentaliste vis-à-vis des élèves. Pour trouver des éléments de réponse on peut lire avec grand profit les deux ouvrages de Joël de Rosnay, gratuitement mis en ligne : La Révolte du Pronétariat (2006) et 2020 les Scénarios du Futur (2007).
[images : *"sans titre". Photographie humoristique dont l'auteur m'est inconnu.
*photographie de Max Euwe (1901-1981) champion du monde d'échecs en 1935 grâce à la célèbre Perle de Zandvoort ; auteur de la Théorie des Ouvertures.]
mardi 23 octobre 2007
L'HOMME SYMBIOTIQUE
L'Homme symbiotique.
Joël de Rosnay. éditions du Seuil, collection Points, 1995
A lire !
[illustration : JT Design]
vendredi 19 octobre 2007
PROMETEUS OU L'AVENIR DE L'INTERNET
jeudi 27 septembre 2007
CYBERINFRASTRUCTURE
Beaucoup de points au Scrabble avec ce mot...mais que signifie exactement le concept de "cyberinfrastructure ", sous son apparente limpidité ? Tout est expliqué avec une grande simplicité, et néanmoins des références de pointe, dans cet article de Katell Gueguen extrait du Tour de Toile du BBF.
mercredi 26 septembre 2007
QUELQUES CHIFFRES SUR INTERNET
Besoin d'un chiffre précis pour étayer votre propos sur les usages des médias, des nouvelles technologies et de l'Internet par les français ? Consultez les données de la rubrique "Chiffres" d' internet.gouv.fr, le portail de la société de l’information ; ce site est géré par le Service
d’Information du Gouvernement (S.I.G.), service du Premier ministre. Les articles disponibles sur ce site officiel sont classés en thématiques qui intéresseront celles et ceux qui préparent le capes doc (et bien d'autres!). Par exemple : "culture", "droit de l'internet", "éducation et formation", "information et communication", "informatique et libertés", "société de l'information" etc.
vendredi 7 septembre 2007
SOCRATE A L'ERE DIGITALE...
Quelques nouvelles sélectionnées à partir de mon agrégateur, tout d'abord cet article dans le Courrier international intitulé "Le cauchemar de Socrate à l'ère digitale" écrit par Maryanne Wolf (originalement en anglais pour le Herald Tribune). Concis, il soulève un pourtant un problème de taille. Puis cet article sur un possible (maintenant, rien n'est gagné) engoûment général pour le livre électronique, relancé par Google et Amazon. Après tout, pourquoi pas, si des collégiens en sont déjà au cartable électronique ? Mais là aussi l'article précise qu'il en résulte "plus ou moins de succès"... à suivre...quant à Socrate, du Louvre, il observe, imperturbable.
vendredi 31 août 2007
LA CITATION DU JOUR
"If you really want to know what will happen with the Internet, ask a 13-year-old."
Vinton Cerf, vice-président de 
jeudi 30 août 2007
LES RESCAPES DU 404
Je me permets de copier-coller ici un article étonnant que j'ai trouvé par hasard (fameux concept de la sérenpidité) au cours de ma lecture des archives du Courrier International. Il s'agit d'un article de 2006 signé Maya Ghandour Hert pour le quotidien libanais d'expression française L'Orient-Le Jour, intitulé "la dernière demeure des pages web".
Que deviennent ces milliers de pages dont le lien ne nous renvoie plus qu'à la fameuse "erreur 404" ? Comment pourrait-on "fixer ces vertiges" ?
Cet article, au-delà d'y répondre, nous fait rêver à nous en donner le vertige, car il nous plonge à la fois dans les profondeurs abyssales de la Toile pour nous faire ressurgir aussitôt vers les projets le plus fous, destinés à la conservation de ce qui, par nature, devait rester éphémère. De la réalité à la science-fiction, il n'y a désormais plus qu'un clic.
"Pris de vertige à l’idée que le web annonce qu’une page n’existe plus,
un halluciné a entrepris de sortir le cyberhéritage des poubelles de
l’Histoire. Un archivage titanesque. C’est l’histoire d’un fou – ou
d’un génie, c’est selon : celle de Brewster Kahle, qui, voici plusieurs
années, a installé ses quartiers avec une trentaine de collaborateurs
dans une base militaire reconvertie à San Francisco. Ordre de mission :
déclarer une guerre sans merci à l’“Error 404, document not found”.
Sans doute le message d’erreur le plus frustrant du Net, le “404”
indique le plus souvent que l’information recherchée a été effacée,
probablement perdue à jamais dans le cyberespace.
Le nombre de pages créées sur la Toile atteint le rythme fou de 1
milliard par an. Des dizaines de milliers de pages sont remises à jour
toutes les heures. Simultanément, 10 % des pages disparaissent après
une semaine d’existence, la durée moyenne d’un document ne dépasse pas
une quarantaine de jours. D’où l’idée, lancée par Brewster, d’archiver
un maximum de ces témoins, écrits, sonores et visuels. Et d’offrir aux
générations futures une photographie numérique plus ou moins fidèle de
l’état de la civilisation à un moment “m” de l’histoire contemporaine.
“A l’avenir, on saura que nous étions obsédés par le sexe,
l’argent et le sport”, relève Steve Baldwin, un autre archiviste du
web. Ce New-Yorkais a entrepris, non pas de collecter les pages
supprimées du réseau, mais plutôt de recueillir les dépouilles du web,
soit des centaines de sites abandonnés et errants comme autant d’épaves
dans un coin du réseau. Son “Museum of e-failures” (Musée des e-échecs,
visible sur www.disobey.com/ghostsites) est devenu le sanctuaire
incontournable de la nouvelle économie. Signe des temps : si, en
1998-99, à l’âge d’or du web, on y trouvait essentiellement des sites
abandonnés par leurs créateurs avant de passer à quelque chose de plus
ambitieux, aujourd’hui, on n’y déplore que des fonds d’e-commerce en
faillite. “Ghostsites” comprend une liste de plus de 500 noms de sites.
Par ordre alphabétique, cette liste fait côtoyer les stars déchues du
monde des dot.com avec des inconnus du monde underground, des idées
farfelues, des concepts abscons.
La démarche de Brewster Kahle s’inscrit plus dans la pure
tradition des documentalistes. Son “Internet Archive”, qui a néanmoins
bénéficié d’un large appui financier et technique des poids lourds de
l’informatique et de la culture (Compaq, AT&T ou Xerox, sans
oublier la vénérable Bibliothèque du Congrès américain), revendique
aujourd’hui plus de 10 milliards de pages web archivées. Et ce grâce à
Alexa, un moteur de recherche développé par Brewster Kahle, qui, depuis
quatre ans, scanne méthodiquement le réseau et récupère des millions de
captures de sites. Le tout est stocké sur d’immenses serveurs abritant
une base de données éléphantesque de 100 terabytes, soit cinq fois
l’équivalent du fond de la Bibliothèque nationale de France. Et ce
n’est qu’un début."










